Permaculture et approche naturel au jardin – Mai

Mois de mai, vous aurez noté que la nature ne nous a pas attendu pour revenir à la vie, les plantes sauvages sont si généreuses qu’on ne sait plus quoi cueillir et le potager déjà bien rempli pour ceux qui ont pu s’en occuper.

Semis

Je m’épargne une longue liste… A partir de maintenant, tout peut être semé, le sol est chaud et il n’y a plus de risques de gelées.

Pour ceux qui jardinent en altitude, un voile de forçage P17 peut efficacement protéger des gelées nocturnes et limiter le refroidissement du sol.

Pour les cucurbitacées (courges, courgettes, concombres) les semis peuvent être fait sous cloche (une bouteille de 5 litres coupée et au bouchon percé fait très bien l’affaire) pour l’effet de serre et pour protéger les jeunes plants des gastéropodes affamés!

Une autre prévention efficace est de retirer le paillage pour ne le réinstaller qu’en juin au fur et à mesure que les plants grandissent. C’est très efficace et en plus le sol se réchauffe nettement plus vite en l’absence de cette couche isolante.

Pensez à semer en fonction des prévisions météo pour limiter la consommation des jeunes pousses par ces mêmes gloutons. Durant les passages pluvieux comme celui qui vient de passer, ils sortent en masse! Mieux vaut semer avant une longue période de beau temps quitte à arroser un peu. Pour les carottes et panais dont la germination est longue et sensible à la sécheresse, un paillage léger ou un voile P17 sont très utiles.

Plantes sauvages comestibles

Comme je le disais en introduction, la liste est maintenant longue. En plus des plantes de fin d’hiver toujours présentes on trouve en quantité:

  • La grande berce, jeunes feuilles en salade, plante entière cuite et pétioles épluchés sautés à la poêle (un de mes mets sauvages préférés)
  • Pour les salades et pestos (entre autre): la bardane, le tilleul, le hêtre, le lierre terrestre, l’achillée millefeuille, la raiponce, le sedum telephium, les pousses de silène, etc…

Pour limiter l’impact de la cueillette dans le milieu sauvage, la raiponce dont on consomme les racines principalement pourra être repiquée à mi-ombre comme dans son habitat naturel afin qu’elle se re-sème naturellement dans votre jardin. Une fois bien implantée, on récoltera chaque année une partie des racines en conservant suffisamment de spécimens pour le maintient de l’espèce. Personnellement, je procède ainsi avec l’ensemble des plantes sauvages pour faciliter la récolte et créer un jardin semi-sauvage très vivant.

En cuisine

En complément des poireaux, courges, etc… reliques de l’année précédente apparaissent principalement les légumes vivaces: ail éléphant, cébette, oseille épinard, aillet, rose trémière, sauge, blette, hémerocalles, asperges, roquette sauvage, hostas, consoude, chou daubenton, ciboule de chine cive, chicorées auxquels s’ajoutent la claytone de cuba, les salades d’hiver, les jeunes pousses de pois, les radis hâtifs…

Du côté des fruits

Enfin quelques baies sucrées pour les enfants (enfin pas seulement!)

L’Eleagnus ebbingei est en pleine production, si vous n’en avez pas chez vous regardez dans les haies du voisinage, impossible de ne pas en trouver. Les baies sont peu charnues mais ont un goût agréable de cerise/raisin.

Les camerises commencent à mûrir, il faut attendre qu’elles soient très molles, prêtes à tomber.

Comme d’habitude, si vous avez des incontournables à partager, n’hésitez pas à les poster en commentaire.

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